lundi 19 mai 2014

Rembrandt Bugatti


Le frère du célèbre contructeur automobile était sculpteur. La Alte Nationalgalerie lui accorde une rétrospective. Contrairement aux habitudes, l'exposition temporaire a lieu au milieu de l'exposition permanente. Les toiles forment donc un joli décor pour ces sculptures de petit format.


Bugatti imprime dans le bronze des animaux touchant d'expressivité. Beaucoup vont par couple, qui se regardent, se lèchent, se serrent amoureusement. D'autres semblent perdus ou apeurés, et supplient le visiteur du regard.


La matière travaillée à mains nues porte trace de l'énergie de l'artiste.















Parmi la centaine de pièces exosées, rares sont celles que je n'accueillerais pas volontiers chez moi - tant ces petites bêtes dégagent d'humanité.

dimanche 18 mai 2014

Photos #6

Promenade dans Poznan, de façades en cafés. Après les proportions berlinoises, la petite ville charme.










samedi 17 mai 2014

Poznan, Pologne

Le réveil a sonné très tôt ce samedi-là. Le train est parti à 6h30. Trois heures plus tard, G. et moi débarquons à Poznan, en terre polonaise. Sans plan, sans un mot de polonais, nez au vent et appareil photo en main, nous trouvons malgré tout le chemin de la vieille ville. Les souvenirs de la résistance à l'occupant russe sont partout, de même que la figure de Jean-Paul II. Les rues, désertes, sont pavoisées de fanions rouges et blancs. Nous concluons simlement à un fort sentiment national, avant de tomber sur la "rue du 3 Mai", la date du jour. Il y a quelque chose de spécial. Plus tard, nous saurons que c'est la "Fête de la Constitution". Sur la place principale, une fanfare militaire ébruite ses notes au milieu des drapeaux. Les discours alternent avec les exercices militaires. La démonstration des gardes à cheval remporte la préférence de la foule.




















En quête d'un déjeuner, nous sommes étonnées des prix : 12 euros le plat du jour, ici... C'est l'illumination : nous voilà en quête de zloti, la monnaie locale. G. confie sa carte à un distributeur de billets, mais celui-ci ne s'exprime qu'en polonais - et cela ne s'improvise pas. Un second essai sera plus concluant. Nous dégustons (dans l'ordre) une espèce de croissant fourré aux noix et aux amandes, et une soupe de légumes à la saucisse, des spécialités locales.

 Au gré de notre promenade, nous entrons dans les églises. Le baroque, si pauvre à Berlin, resplendit ici dans la pure tradition de la Contre-Réforme. Les restaurations, financée par l'Union Européenne, sont à peine achevées, et flamboient de toutes leurs dorures. Poznan est le premier diocèse de Pologne, aussi sa cathédrale a-t-elle une importance spéciale. Plus loin, le parc Chopin rappelle la nationalité du compositeur, et les deux chèvres emblèmes de la ville n'en finissent pas de se combattre.

Eglise Sainte-Marie


Parc Chopin

Détail dans la cathédrale


vendredi 16 mai 2014

BD à Urban Spree

La troisième édition du festival de BD berlinois Comic Invasion a eu lieu fin avril. Je viens de retrouver dans mes affaires (dans le court-bouillon des papiers sur mon bureau) un dessin tout mignon, dont je ne vous ai pas encore parlé.


Urban Spree est un ancien hangard réhabilité, situé à l'entrée de l'incontournabe Revaler Strasse. Tenu par un Français, le lieu accueille des expositions et des événements tournés vers le Street Art. Ce week-end-là, j'y emmène C. pour un festival de BD - dirigé lui aussi par un Français. Des auteurs français sont invités, et la manifestation est organisée en partenariat avec l'Institut Français. C. craignait inutilement de ne pas comprendre ce qui se dit...

Cosimo Miorelli, La misura della Divinità - Athos

Entre autres artistes, l'italien Cosimo Miorelli expose des planches. Son allemand est primaire, mon anglais freluquet. Malgré tout, la discussion s'engage, et C. achète une planche numérotée. Mais le clou du spectacle est un rideau tiré dans un coin, l'ILLUMAT. On glisse quelques mots dans une fente, une petite pièce, et hop il sort un dessin !

"Renard et chaton amoureux"

mercredi 14 mai 2014

J'ai testé : le médecin en pays étranger

Le réveil est bien douloureux... La tête bourdonne sourdemment et la gorge brûle. Mon corps lourd de fièvre se refuse à quitter le lit. On me trouve un médecin français (mon allemand et la fièvre faisant fort mauvais ménage), qui peut me recevoir une heure plus tard. Je m'y traîne. Un thermomètre affiche 28°C, les deux pulls, l'écharpe et le manteau me tiennent juste chaud.

Je sonne à l'interphone à plusieurs reprises, sans réponse. Le nom sur la plaque, vérification faite, correspond bien. Je tente le numéro de téléphone, initiative infructueuse. Arrive un livreur, j'entre derrière lui. Le cabinet est au rez-de-chaussée. Deux sonnettes ornent la porte, j'appuie consciencieusement sur l'une puis sur l'autre - sans effet. De désespoir, frissonnante, je m'assieds dans l'escalier. Je devrais être attendue pourtant. La méthode ancienne s'avère payante : trois coups fermes sur la porte. Il m'ouvre.


J'ai aussitôt le sentiment de déranger. Il faut commencer par remplir des papiers. Son assistant n'est pas là, ce n'est pas lui qui le fait d'ordinaire, il ne sait pas trop comment ça marche. Attendez je vais chercher d'autres fiches pour comparer. Je repère une chaise dans un coin de la salle, et tremblante sur mes jambes, demande à m'assoir. Il ne répond pas - je m'assieds quand même. L'auscultation est rapide. Mon cas n'est certes pas compliqué. Je n'ai même pas besoin de me déshabiller. Il regarde ma gorge, mais pas mon nez ni mes oreilles, et pas de palpation des ganglions (pardon, je suis une grande habituée des ORL, on ne m'entourloupe pas avec la procédure). Une main posée sur le front remplace le thermomètre, et conclut à "de la fièvre". Maman aurait su dire si j'avais plutôt 39 ou plutôt 39,5.

Angine, cinq jours d'antibiotiques, merci docteur. Je demande où trouver un taxi dans son quartier : "Non le taxi pas la peine, vous n'allez pas si mal, allez !". Je n'insiste pas. Pardon docteur, j'ai bien ma carte d'assurance maladie mais je crois que je n'ai pas récupéré ma carte d'identité ? Une fois dans la rue, mes quelques pas vacillants guettent un taxi. Il me rattrape en courant : J'ai oublié de vous faire signer ce papier !

Le taxi me laisse devant une pharmacie. Ce médicament n'est pas en stock mademoiselle, voulez-vous qu'on le commande ? Je rentre chez moi harassée. Ma colloc' tente deux autres pharmacies...et finit par le commander. Il semble que "l'antiobiotique du médecein français" soit la blague du jour.

mardi 13 mai 2014

368 mètres

Berliner Dom, le chantier à ciel ouvert du quartier historique,
Unter den Linden et le parc du Tiergarten
Plus haute que la Tour Eiffel. C'est avec un pincement que C. me l'assure. Pour son dernier jour à Berlin, nous déjeunons en haut de la Fernsehturm, la tour de télévision, dont la silhouette est si emblématique. Le restaurant tourne sur lui-même, et sans bouger de notre table Berlin nous offre tous ses profils. Le demi-poulet rôti se laisse manger, seul le panorama nous occupe. Grand jeu : nommer les monuments et les avenues. A l'étonnement de C. (qui triche avec un dépliant), je ne fais presque aucune faute.

Schönhauser Allee & le quartier de Prenzlauer Berg
Le dessert se pimente d'une mésaventure. Je commande une Forêt-Noire, et pour lui une mousse au chocolat et sa glace vanille. Arrivent une Forêt-Noire et un moelleux au chocolat, glace caramel. Je maudis mon allemand, il n'aime pas le caramel, nous échangeons nos assiettes. La première cuillérée de moelleux est savoureuse. La serveuse revient en courant en poussant des cris : elle s'est trompée de commande et me reprend l'assiette. L'honneur de mon allemand est sauf, et me voilà avec une mousse au chocolat. Nouvel échange, C. n'a pas entamé le gâteau.

La Spree vers l'est, quartier de Friedrichshain
Mais à la table voisine, c'est la consternation : à côté de la boule au caramel, il semble que le moelleux soit entamé, et que cela soit mal camouflé par une touche de crème... On veut une nouvelle assiette ou du moins un moelleux entier. La serveuse est appelée et, à mon grand étonnement, se fait prier. C. et moi, dans un vague sentiment de culpabilité, mangeons sans faire de bruit, à petites bouchées rapides, et disparaissons au plus tôt. Drôle de service, surtout étant donné le soit-disant standing...





dimanche 11 mai 2014

Qui se rappelle des lapins roses ?

Les lapins roses et verts ont disparu du Gretchen... Désormais place aux girafes jaunes et bleues ! Qui sera la prochaine mascotte ?